Sophie Calle Dead End

//Sophie Calle Dead End

Sophie Calle Dead End

Sophie Calle – Dead End

Château la Coste est ravi d’annoncer un programme d’exposition dédié à l’artiste française Sophie Calle. Afin de marquer l’inauguration d’une nouvelle oeuvre permanente sur le domaine, nous présenterons une exposition temporaire en deux parties.

DEAD END

Après avoir soigneusement pris le temps de parcourir le domaine, Sophie Calle a créé une sépulture qui est à la fois une installation et un lieu de performance dans les bois provençaux. Cette pièce intitulée Dead End, poursuit les thèmes que l’artiste a explorés récemment dans ses œuvres réalisées pour les cimetières de Genève et de Brooklyn. La mort, la perte et l’amour sont des questions abordées dans le travail de Sophie Calle, et plus particulièrement les processus que nous créons pour gérer de tels moments en public ou en privé.

Des sujets similaires sont abordés dans les deux expositions qui accompagnent cette oeuvre pérenne.

Série Noire

Que faites-vous de vos morts ? Dans un carnet d’adresses électronique, vous effacez un ami lointain
mais vous n’effacez pas votre mère ? Que ressentez-vous quand vous cochez la case : Supprimer le contact ? Sophie Calle a associé une série de ces questions à 46 titres de la Collection Série Noire.
Qu’est-ce qu’on déguste ! On efface tout, On picole sec, Ca nous fend le coeur, Les morts s’en foutent, Question de braises, Du balai…
Dans l’ancien chai ce nouveau projet est présenté, ainsi que « Les Tombes », images en noir et blanc de pierres tombales posées au sol. Cette série rassemble des photographies prises dans un cimetière de Californie durant un voyage réalisé au début de la carrière de l’artiste. Enfin sont rassemblées des oeuvres de la série Ma mère, mon chat, mon père, dans cet ordre ( Autobiographies) dont certaines réalisées à l’occasion de cette exposition.

Exquisite Pain

Dans le Pavillon de Renzo Piano, Sophie Calle installe sa pièce maitresse « Douleur Exquise » montrée pour la première fois en France depuis sa création en 2004 au Centre Pompidou. Cette oeuvre est composée de deux parties : « Avant la douleur » et « Après la douleur ».

En 1984, l’artiste obtient une bourse d’études au Japon. Elle part le 25 Octobre sans savoir que cette date marque le début d’un compte à rebours de 92 jours qui allait aboutir à une rupture banale, mais vécue comme le moment le plus douloureux de sa vie.

De retour en France, elle choisit par conjuration de raconter sa souffrance plutôt que son voyage et en contrepartie elle demande à ses interlocuteurs, amis ou rencontres de fortune : « Quand avez-vous le plus souffert ? ». L’artiste décide que cet échange cessera quand elle aura épuisé sa propre histoire à force de la raconter ou bien relativisé sa peine face à celle des autres.

2018-07-09T11:11:53+00:00juin 24th, 2018|Art & Architecture|